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[CLLE] Quel pronom gagne la compétition ? Études expérimentales des pronoms forts, nuls et démonstratifs dans les syntagmes prépositionnels du français (Y. Da Cunha, U. Graz)
Publié le 19 février 2026 – Mis à jour le 19 février 2026
le 12 mars 2026
14h-15h
Salle D155, Maison de la recherchePlusieurs types de pronoms peuvent apparaitre dans les syntagmes prépositionnels en français, notamment les pronoms forts (je sors avec elle/lui), démonstratifs (je sors avec celle-ci/celui-ci) et nuls (je sors avec). Alors que la plupart des études comparent ces formes séparément (forts/nuls dans Zribi-Hertz 2000, Heidinger 2023; démonstratifs dans Fossard 2006, Demol 2007), nous en proposons une analyse basée sur des données expérimentales, de choix forcé et d'acceptabilité, prenant en compte les trois formes conjointement.
Nous montrons d'abord que l'opposition fort-nul-démonstratif est régulée par l'animéité : alors que les pronoms forts sont préférées avec les antécédents humains, les nuls et démonstratifs sont préférés avec les référents inanimés. De plus, l'opposition fort-démonstratif dépend de la proéminence de l'antécédent : les pronoms forts sont préférés avec les antécédents sujets, là où les démonstratifs sont préférés avec les antécédents non-sujets.
Nous nous intéressons ensuite aux cas où les pronoms nuls sont rendus indisponibles par le choix de prépositions spécifiques (vers, malgré). Dans ces cas, quel pronom, fort ou démonstratif, prend le pas sur le nul ? Plutôt que de neutraliser les préférences d'animéité des pronoms forts, l'absence des pronoms nuls rend le choix des pronoms démonstratifs plus fréquent pour les inanimés.
Nous discutons les conséquences de ces résultats en ce qui concerne la spécification en traits des formes pronominales : les pronoms forts, démonstratifs et nuls sont-ils spécifiés par des traits d'animéité.
Ce séminaire de Yanis Da Cunha (U. Graz) est proposé par l'équipe LL du laboratoire CLLE : https://clle.univ-tlse2.fr/
Nous nous intéressons ensuite aux cas où les pronoms nuls sont rendus indisponibles par le choix de prépositions spécifiques (vers, malgré). Dans ces cas, quel pronom, fort ou démonstratif, prend le pas sur le nul ? Plutôt que de neutraliser les préférences d'animéité des pronoms forts, l'absence des pronoms nuls rend le choix des pronoms démonstratifs plus fréquent pour les inanimés.
Nous discutons les conséquences de ces résultats en ce qui concerne la spécification en traits des formes pronominales : les pronoms forts, démonstratifs et nuls sont-ils spécifiés par des traits d'animéité.
Ce séminaire de Yanis Da Cunha (U. Graz) est proposé par l'équipe LL du laboratoire CLLE : https://clle.univ-tlse2.fr/