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[CLLE] Les humains et les mots qui les désignent : le masculin et le féminin en contexte (A. Dister)

Publié le 15 janvier 2026 Mis à jour le 15 janvier 2026
le 30 janvier 2026
13h-14h
Salle E412, Maison de la recherche

Si, depuis des siècles, le genre grammatical est l’objet de discussions parmi les linguistes et grammairiens, celui-ci a connu à une époque récente un regain d’intérêt non seulement auprès des spécialistes de la langue, mais aussi du grand public.

En effet, les années 1980 en francophonie européenne – plus tôt Outre-Atlantique – ont vu apparaitre des revendications visant à employer systématiquement un mot au féminin pour désigner une ou des femmes dans l’exercice de leur fonction. On dira une ambassadrice (et non plus Madame l’ambassadeur), la directrice financière, des agentes administratives, etc.

Il y a une quinzaine d’années, le genre masculin s’est également vu contesté pour référer à des ensembles mixtes. Une formule comme les enseignants ne pourrait plus servir à désigner des hommes et des femmes, mais uniquement des hommes. Cette remise en cause du masculin dit générique (ou neutre) a donné lieu à diverses stratégies rédactionnelles qui ont pris le nom d’écriture inclusive (appelée aussi rédaction égalitaire, épicène, non sexiste, dégenrée, neutre, etc.).

Dans cet exposé, Anne Dister, enseignante-chercheure à l'UCLouvain – Saint-Louis Bruxelles) présentera deux études de cas liées au genre grammatical :

  1. la dénomination des femmes lors de campagnes électorales à travers des tracts et sites internet ;
  2. la désignation des humains dans des conversations orales non planifiées.
Ce séminaire est proposé par l'équipe PLC du laboratoire CLLE : https://clle.univ-tlse2.fr/